Rechercher dans ce blog

Fil d'actualité Twitter

jeudi 29 avril 2010

Auteurs BD : interview d’Henscher et Tarumbana

Le Banni est une nouvelle série d’heroïc fantasy publiée au Lombard et annoncée en trois tomes. À Angoulême, le stand du Lombard était paré d’une grande bannière réalisée pour l’occasion par le dessinateur Tarumbana, preuve de l’intérêt porté par l’éditeur pour ce lancement. Cette fresque de dix mètres de long a été réalisée par informatique et a pris trois semaines pour le jeune dessinateur bourré de talents dont c’est le premier album publié écrit par Henscher. Je me suis donc précipité pour rencontrer ce nouveau tandem assurément promis à un bel avenir dans l’univers de la bande dessinée. Entretien découverte illustré de quelques extraits du T2 en exclusivité sur Auracan.com ! Voici un extrait centré sur cette nouvelle série. Le reste est à lire sur Auracan.com bien sûr !

Comment s’est fait le choix de code graphique avec la ville tentaculaire très haute par exemple à mi chemin entre une atmosphère médiévale et un univers futuriste ?
Henscher : Le design est de Tarumbana !
Tarumbana : C’est vrai, mais Henscher avait insisté sur le fait que la ville serait construite en hauteur ! Avant de devenir la capitale du royaume, Myrmirrine était un joyau architectural. Elle avait une particularité : elle s’est construite au fur et à mesure sur les ruines des vestiges des villes précédentes. Elle est donc en permanent changement et les différentes strates ont fait que la ville a naturellement poussé vers le haut. Cela donne une sorte de parallèle soit avec Babel, soit avec l’histoire du Banni. Cela correspond au principe qu’on est des nains juchés sur des épaules de géants. Autrement dit : on construit l’Histoire sur les générations qui se sont succédées. La ville reflète ce qui se passe entre le Banni et la nouvelle génération, le passé et le présent. C’est pour cela qu’elle est étagée. Et de façon plus anecdotique, je voulais qu’elle marque les différences sociales : plus on descend dans la ville, plus on descend dans les quartiers populaires, les bas-fonds. C’est aussi une métaphore de la quête de certains personnages qui veulent accéder à la gloire, au statut de légende et donc à la hauteur.

Quel est le format prévu de cette série ?
Tarumbana : On a signé pour trois tomes à raison d’un album par an.
Henscher : Pour le moment… Il y a la possibilité de faire plus. Je pense que l’univers que nous avons construit dispose de suffisamment de richesses pour tenir davantage. Mais cela dépendra de l’accueil du public et donc de la décision de l’éditeur.
Tarumbana : En tant qu’auteurs, nous ne maîtrisons pas vraiment cela.
Henscher : En même temps, nous veillons à ne pas tomber dans la rallonge gratuite. Nous n’avons pas envisagé de faire des spin-offs sur les personnages. En revanche, dès le départ, j’ai eu l’idée d’une seconde série qui raconterait vraiment ce qui s’est passé il y a 30 ans. Mais, en même temps, Tarumbana n’aurait pas pu mener les deux séries en parallèle. Notre but est vraiment de privilégier la qualité.

Propos recueillis par Manuel F. Picaud en janvier 2010
Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation préalable
Coordination rédactionnelle : Brieg F. Haslé © Manuel F. Picaud / Auracan.com
Le Banni, extraits du T1 : planches 35 et 10 © Tarumbana - Henscher / Le Lombard
Photo Henscher et Tarumbana © Manuel F. Picaud / Auracan.com
Enregistrer un commentaire