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mardi 9 novembre 2010

Scénariste BD : interview de Régis Hautière

Né en 1969, Régis Hautière est scénariste de bande dessinée à temps plein depuis 2005. L’année 2010 témoigne de son dynamisme et son éclectisme. Plusieurs projets aboutissent en effet chez plusieurs éditeurs. Après une vingtaine d’albums chez Paquet, il confirme son talent chez Quadrants (Soleil), Kstr (Casterman), Glénat, Delcourt, Dargaud ou Ankama. Il vient de publier le premier tome d’une nouvelle série chez Delcourt : la Guerre secrète de l’Espace, occasion de le rencontrer et connaître ses projets. Je l’ai également accompagné sur la scène d’un autre album De Briques et de Sang paru chez KSTR, le Familistère de Guise. Cela constitue la première partie de cet entretien. Voici donc la seconde partie dont l'intégralité est en ligne sur Auracan.com avec d'autres visuels.

Le Marin, l’Actrice et la Croisiere Jaune– extrait exclusif du T2 – planche 6
© Régis Hautière – Arnaud Poitevin / Quadrants

Comment faites vous pour gérer autant d’éditeurs ?
C’était une volonté de ma part après avoir quitté Paquet chez qui j’ai fait une vingtaine d’albums. Quand une relation avec un éditeur s’arrête, le rebond est souvent difficile. J’ai pu signer assez rapidement chez un autre éditeur mais je me suis dit que je mettrai désormais mes œufs dans plusieurs paniers. J’ai donc monté plusieurs projets que j’ai présenté à différents éditeurs. Et j’ai eu a chance de pouvoir placer des albums un peu partout. Maintenant quand je monte un nouveau projet, je sais quel éditeur est le plus susceptible d’être intéressé et surtout j’ai un retour rapide et direct des éditeurs.

Yerzhan – extrait exclusif – planche 2 © Régis Hautière – Efa / Delcourt

Est-ce difficile de trouver des dessinateurs pour les projets ?
Non, en fait je cherche rarement un dessinateur pour un projet sauf cas particulier comme pour la Guerre secrète de l’espace qui était une commande de l’éditeur. Un projet naît toujours d’une rencontre, notamment au cours d’un festival, et d’une envie de travailler ensemble. A partir de là, je pars du style de dessin du dessinateur et de ses envies dans tel ou tel registre, à telle ou telle époque. Et je lui écris une histoire sur mesure. Si j’écrivais une histoire et cherchais ensuite un dessinateur ce serait beaucoup plus difficile. Spontanément, j’imaginerais une histoire avec un style de dessin et une mise en scène précis et j’aurais du mal à trouver le dessinateur qui collerait exactement à ce que j’aurais imaginé. En partant du dessinateur, j’imagine mon histoire, quand je l'écris, avec son dessin. Et là ça colle mieux tout de suite.

Propos recueillis par Manuel F. Picaud en octobre 2010
Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation préalable
Photo Régis Hautière et texte © Manuel F. Picaud / Auracan.com
Remerciements à Emmanuel Klein et Maud Beaumont, éditions Delcourt

Site de l’auteur : http://aspirine.canalblog.com

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