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mercredi 23 novembre 2011

Discussion BD et déportation à bd BOUM à Blois


Festival engagé dans les actions sociales et citoyennes, bd BOUM n'en oublie pas son regard sur le passé. Patrick Gaumer, journaliste, conférencier, commissaire d'expositions et historien de la bande dessinée, membre de l'Association des Critiques et journalistes de bande dessinée, inaugure un Café BD dans le bar de la Halle aux Grains. Dans une salle bien remplie, il a abordé avec deux auteurs le thème du "devoir d'histoire et travail de mémoire" autour de deux ouvrages sur la déportation autour de la Seconde Guerre mondiale. Compte-rendu en images et en vidéos, avec un coup de projecteur sur Triangle rose.


A la manière des cafés littéraires, Patrick Gaumer a invité deux auteurs d'ouvrages remarqués et remarquables sur le thème de l'oppression des homosexuels par le régime nazi d'une part, la shoah d'autre part. D'un côté, Triangle Rose écrit par Michel Dufranne, dessiné par Milorad Vicanovic-Maza et publié par Quadrants. De l'autre, Nous n'irons pas voir Auschwitz par Jérémie Dres édité par Cambourakis. Les deux auteurs étaient confrontés à une historienne, Nathalie Grenon (directrice du CERCIL). Le débat peu polémique tentait de comprendre la motivation très personnelle des auteurs pour se plonger dans ces rudes pages de leur histoire familiale. Ils n'en sont pas sortis totalement indemnes dans leurs relations avec leur famille mais ont le sentiment d'avoir oeuvré sincèrement à la fois pour le devoir d'histoire et le travail de mémoire.

Présentation et introduction par Patrick Gaumer - l'enjeu du café BD :


Présentation rapide de Nous n'irons pas voir Auschwitz par Jérémie Dres:


Discussion autour de l'album Triangle Rose écrit par Michel Dufranne, dessiné par Milorad Vicanovic-Maza. La veille le scénariste avait été reçu dans une salle comble au centre LGBT (Lesbiennes, Bis, Gays et Trans) de Paris pour un riche débat sur cet album, organisé avec l'association LGBT-BD et l'association OMDN.



Une nouvelle fois, bd BOUM confirme son encrage dans le réel et montre combien la bande dessinée peut œuvrer pour la mémoire collective et la recherche de sens. Quand ses détracteurs le limitent encore à quelques mickeys ou littérature pour la jeunesse, le 9e art prouve qu'il apporte une solide pierre à la construction de la pensée humaine et humaniste.
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photos et vidéos © Manuel F. Picaud /bd75011.blogspot.com
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